Le prélèvement tombe tous les mois, le site est en ligne, personne ne s'est plaint : la question finit par arriver en réunion de budget. À quoi sert cet abonnement, puisque le site fonctionne ? Vous ne payez pas pour qu'il fonctionne aujourd'hui : vous payez pour qu'il fonctionne encore dans dix-huit mois, et pour revenir en arrière le jour où quelque chose casse.
Un site n'est pas une plaquette imprimée : c'est un logiciel branché en permanence sur internet, fait de briques qui ont chacune leur calendrier de correctifs et leur fin de vie. Voici ce que finance le forfait, et ce qui se passe quand il n'y en a pas.
Héberger un site et maintenir un site sont deux métiers
Un hébergement mutualisé se vend quelques euros par mois sur le marché, et on en conclut que le sujet est réglé. L'hébergeur vend pourtant une seule chose : une machine allumée, de l'espace disque et un serveur web qui répond. Tout ce qui tourne au-dessus reste à votre charge.
- •Ce que fait l'hébergeur : garder le serveur sous tension, appliquer les correctifs du système, maintenir des versions de PHP et de base de données supportées.
- •Ce qu'il ne fait pas : mettre à jour votre CMS, vos extensions et votre thème, vérifier qu'une mise à jour n'a rien cassé, tester une restauration, surveiller vos formulaires.
- •Ce que sa sauvegarde couvre : son infrastructure, pas votre contenu. Elle est souvent stockée à côté du site, écrasée en rotation courte, rarement restaurable seul.
- •Ce qui n'est à personne : le jour où le formulaire cesse d'envoyer les demandes, aucune alerte ne part. Ni chez l'hébergeur, ni chez vous.
La maintenance porte sur la couche applicative : le code, les extensions, la base de données. C'est le travail que couvre un forfait d'hébergement et de maintenance de site web, et celui que personne ne fait quand le site est simplement posé chez un hébergeur.
Dix-huit mois sans maintenance, mois par mois
Le scénario qui suit est la trajectoire ordinaire d'un site livré puis laissé seul. Elle ne commence jamais par une panne, et c'est tout le problème.
Mois 1 à 4 : rien ne se voit
Le site tourne normalement. En arrière-plan, le cœur du CMS, le thème et la quinzaine d'extensions publient des correctifs que personne n'applique. L'écart se creuse sans effet visible.
Mois 5 à 9 : le certificat et les premières ruptures
Un certificat HTTPS gratuit se renouvelle tous les trois mois, automatiquement, jusqu'au jour où le renouvellement échoue pour une raison triviale : le navigateur affiche alors un avertissement plein écran avant la page d'accueil. Dans la même période, une extension abandonnée par son auteur devient incompatible : une galerie disparaît, un bouton de réservation renvoie une page blanche sur mobile.
Mois 10 à 14 : la casse silencieuse
C'est la période la plus coûteuse, parce qu'elle ne fait aucun bruit. L'hébergeur bascule PHP vers une version encore supportée, comme il doit le faire ; le vieux module de formulaire, lui, n'a pas suivi. Les demandes de devis partent dans le vide. Le site est en ligne, il ne rapporte simplement plus rien, et on l'apprend par un client qui appelle pour dire qu'il n'a jamais eu de réponse.
Mois 15 à 18 : l'intrusion
Les failles publiées entre-temps sont documentées et testées en masse par des robots qui ne vous ciblent pas : ils balaient des listes de domaines. Une brèche suffit. L'usage le plus fréquent n'est pas la rançon, c'est l'injection : des pages de spam invisibles pour vous mais indexées par Google, ou une redirection réservée aux visiteurs venus d'un moteur de recherche.
L'addition arrive d'un coup : nettoyage, recherche de la porte d'entrée, changement de tous les identifiants, levée de l'alerte de sécurité auprès de Google, puis des semaines pour récupérer les positions. Elle dépasse presque toujours le cumul des mensualités économisées, et ne rend pas les demandes passées à la trappe. La prévention relève de notre offre cybersécurité à Montpellier.
Une sauvegarde jamais restaurée n'est qu'une hypothèse
C'est le point où les surprises sont les plus brutales, parce que la case sauvegarde est cochée chez presque tout le monde. Trois questions suffisent :
- Où est-elle stockée ? Une sauvegarde posée sur le serveur qu'elle est censée protéger disparaît avec lui, et un rançongiciel chiffre les deux en même temps.
- Jusqu'où remonte-t-elle ? Une rotation sur sept jours ne sert à rien face à une injection découverte trois semaines plus tard : toutes les versions conservées sont déjà compromises.
- Quand a-t-elle été restaurée ? Pas quand elle a tourné, mais quand le site entier a été remonté à partir d'elle, sur un environnement de test, fichiers et base de données ensemble.
La troisième est la seule qui compte, et presque personne ne sait y répondre. Le risque n'est pas théorique : 30 % des TPE qui subissent une perte de données majeure ferment dans les 12 mois, chiffre Insee 2024. Au-delà du site, vos données métier relèvent de notre offre cloud et sauvegarde pour PME.
Ce que vous payez les mois où il ne se passe rien
Un mois calme n'est pas un mois vide. Le travail est invisible parce qu'il est préventif.
- •Les mises à jour vérifiées. Appliquer un correctif prend une minute ; contrôler ensuite le formulaire, le tunnel de commande et l'affichage mobile prend bien plus longtemps. C'est cette vérification que vous payez, pas le clic.
- •Le renouvellement du certificat et du domaine. Deux échéances sans rappel utile quand l'adresse déclarée au bureau d'enregistrement est celle d'un ancien salarié.
- •La sauvegarde hors du serveur et son test de restauration, avec une durée de remise en ligne mesurée, pas supposée.
- •La supervision. Un contrôle automatique : le site répond, le certificat est valide, la sauvegarde de la nuit s'est terminée. L'alerte part chez le prestataire.
- •Les corrections courantes. Un lien mort, un horaire, un tarif affiché, un défaut d'affichage apparu après une mise à jour.
- •La veille technique. Fin de support de PHP, extension abandonnée, nouvelle exigence des navigateurs : des échéances qu'on anticipe ou qu'on subit.
Peu d'heures sur une année, mais réparties sur douze mois. C'est ce qu'un forfait finance et qu'une facturation à l'acte ne finance jamais : personne n'appelle un prestataire pour vérifier que rien ne s'est cassé.
Vérifier en dix minutes si votre site est maintenu
- Regardez le certificat. Cliquez sur le cadenas dans la barre d'adresse et lisez la date d'expiration. Si elle approche et que personne ne sait qui renouvelle, l'échéance est à traiter.
- Testez votre propre formulaire. Envoyez un message depuis une adresse extérieure à l'entreprise et vérifiez la réception, indésirables compris. C'est le test qui révèle le plus de pannes.
- Cherchez votre domaine dans Google avec l'opérateur site: Des pages que vous ne reconnaissez pas, dans une autre langue ou sur des produits que vous ne vendez pas, signalent une injection.
- Demandez deux dates à votre prestataire : la dernière mise à jour appliquée et le dernier test de restauration. Deux réponses précises, pas deux ordres de grandeur.
- Vérifiez qui est titulaire du nom de domaine, pas seulement qui le paie : le titulaire est celui qui peut le transférer.
- Ouvrez le site sur un téléphone en 4G, hors du bureau et de sa fibre : la dégradation de performance se voit là, et Google la mesure ainsi.
Si trois de ces six points restent sans réponse, votre site n'est pas maintenu : il est seulement encore debout.
Combien coûte un abonnement, et à quoi le comparer ?
Aucun montant unique n'a de sens : un site statique de six pages et une boutique de quatre cents références ne demandent ni le même serveur ni le même temps. Comptez, sur le marché montpelliérain, entre 40 et 150 € HT par mois pour un site vitrine, et plusieurs fois ce montant pour un e-commerce dont une heure d'arrêt est une perte sèche. Ce sont des fourchettes de marché, pas un tarif.
Le repère n'est pas le montant mais ce qu'il couvre : périmètre écrit, exclusions écrites, propriété du domaine, conduite à tenir le jour d'un incident. Nous partons du site réel et le devis arrive sous 48 h ouvrées. Le périmètre est détaillé sur notre page hébergement et maintenance de site web ; si le site est à refaire plutôt qu'à rattraper, regardez la création de site internet à Montpellier.
Questions fréquentes
Mon site n'a jamais eu le moindre problème en trois ans, pourquoi commencer maintenant ?
Mon site est statique, sans WordPress. L'abonnement se justifie-t-il quand même ?
Puis-je appliquer les mises à jour moi-même pour payer moins cher ?
Mon site n'a pas été touché depuis deux ans, est-il trop tard ?
Un piratage est-il couvert par l'abonnement ?
Vous ne savez pas dans quel état technique se trouve votre site ? Donnez-nous son adresse : nous regardons ce qui tourne, ce qui est en retard et ce qui manque, puis nous chiffrons sous 48 h ouvrées.
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