Un devis de refonte arrive sur votre bureau, et la question qui suit n'est pas « combien », c'est « est-ce vraiment nécessaire ». Votre site s'affiche, il porte vos coordonnées, il a coûté cher il y a cinq ans. Le problème : rien ne prévient quand un site cesse de travailler pour vous. Il ne tombe pas en panne, il se dégrade en silence.
Voici six signaux vérifiables en vingt minutes, avec un téléphone et un navigateur. Si trois sont réunis, la refonte n'est plus une question de goût. Et comme la vraie crainte d'un dirigeant porte moins sur le design que sur le référencement, la seconde partie détaille ce qui protège vos positions pendant la bascule.
Six signes qu'une refonte s'impose
1. Le site est illisible sur un téléphone
Ouvrez votre site sur votre smartphone, en connexion mobile. Devez-vous zoomer pour lire ? Faire glisser la page latéralement ? Le numéro est-il cliquable ? Un menu tassé, un tableau qui déborde, des champs de trois millimètres : vous perdez l'essentiel de vos visiteurs, puisque la majorité d'entre eux arrivent sur smartphone.
2. Il met plus de trois secondes à s'afficher
Chronométrez depuis un téléphone, sur une page intérieure et pas seulement l'accueil. Au-delà de trois secondes, une partie des visiteurs repart avant d'avoir vu votre offre, et Google mesure ces temps d'affichage. Quatre causes reviennent : photos publiées telles qu'elles sortent de l'appareil, extensions accumulées, hébergement mutualisé saturé, traceurs externes. Les deux premières se corrigent sans refonte.
3. Le CMS n'est plus mis à jour et devient une faille
Connectez-vous à l'administration. Si le socle a plusieurs versions majeures de retard, si une extension affiche « non testée avec votre version » ou n'a rien reçu depuis deux ans, vous avez une vulnérabilité publiquement documentée sur une machine exposée en permanence. WordPress est le CMS le plus attaqué au monde, parce qu'il est le plus répandu : les attaques sont automatisées, personne ne vous vise en particulier. Le volet préventif relève de la cybersécurité.
4. Vous ne pouvez plus modifier un horaire seul
Essayez de changer une ligne de texte, un tarif, une photo. Si vous n'y arrivez pas en cinq minutes, ou si personne ne sait où sont les accès, le site est devenu une dépendance : agence fermée, développeur injoignable, domaine enregistré au nom d'un ancien prestataire. Résultat : des horaires et une équipe qui n'existent plus restent affichés.
5. Le site ne décrit plus ce que vous vendez
Relisez votre accueil comme un prospect qui ne vous connaît pas. Le métier que vous exercez aujourd'hui y figure-t-il ? Les prestations ajoutées depuis ? Beaucoup de sites de TPE décrivent l'entreprise telle qu'elle était au lancement, sans le service qui fait aujourd'hui la moitié du chiffre. Le site n'est pas mauvais, il est périmé : il oriente les demandes vers ce que vous ne voulez plus faire.
6. Il ne génère aucune demande
Le seul signal qui se mesure. Dans la Search Console, regardez sur douze mois : impressions, clics, requêtes, puis comptez les formulaires et les appels. Des impressions sans clic, c'est un problème de titres et de positions. Des clics sans demande, un problème de contenu ou de parcours. Ni impressions ni clics : le site n'est pas référencé, et aucune retouche graphique n'y changera rien.
Trois raisons qui ne justifient pas une refonte
- •Le design ne vous plaît plus. Si les demandes rentrent, refaire les couleurs, les photos et la mise en page coûte une fraction d'une reconstruction.
- •Un concurrent vient de refaire le sien. Vérifiez d'abord s'il est mieux positionné que vous sur vos requêtes. Souvent, il a seulement dépensé.
- •On vous a dit de changer de technologie. Passer d'un outil à un autre ne fait gagner aucune position. Ce qui en fait gagner : la vitesse, la structure des pages et le contenu.
Dans ces trois cas, une remise en état ciblée, doublée d'un contrat d'hébergement et de maintenance de site web, est la décision économiquement juste.
Refondre sans perdre son référencement
C'est la partie que les devis abrègent, et c'est elle qui décide du résultat. Un site ne chute jamais à cause de son nouveau design. Il chute parce que les adresses ont changé sans correspondance, parce que des pages qui travaillaient ont été supprimées au motif qu'elles semblaient datées, ou parce qu'un réglage de préproduction est parti en production.
1. L'inventaire, avant les maquettes
On ne commence pas par le design, mais par ce qui existe et ce qui rapporte :
- •Toutes les adresses actuelles, par exploration du site et par le sitemap, pages oubliées comprises.
- •L'export Search Console sur douze mois : pages d'entrée, requêtes, clics, position moyenne. C'est lui qui désigne les pages à ne pas casser.
- •Les pages qui reçoivent des liens externes : annuaire, partenaire, presse. Ces liens visent une adresse précise et meurent avec elle.
- •Les points d'entrée hors Google : QR code d'un flyer, signature de messagerie, fiche Google Business Profile.
2. Garder les adresses qui fonctionnent
Une page bien positionnée conserve son adresse. C'est contre-intuitif quand on redessine l'arborescence, et c'est la règle la moins coûteuse : une URL conservée ne demande ni redirection ni réindexation. Le domaine se garde aussi, sauf raison impérieuse.
3. Un plan de redirections, ligne par ligne
Toute adresse qui change appelle une redirection permanente 301 vers la page équivalente la plus proche, jamais vers l'accueil : une redirection globale vers l'accueil est traitée comme une page supprimée. Le plan tient dans un tableau à quatre colonnes :
- •Ancienne adresse : telle qu'elle existe aujourd'hui, une ligne par page.
- •Nouvelle adresse : identique si la page est conservée, sinon la plus proche par le sujet.
- •Type : 301 dans la quasi-totalité des cas ; une page supprimée sans équivalent renvoie un 410 assumé plutôt qu'une redirection trompeuse.
- •Vérifié le : date du test réel après mise en ligne, code de réponse à l'appui.
Deux pièges : les chaînes de redirections, A vers B vers C, à aplatir ; et les variantes d'une même adresse, avec ou sans barre oblique finale, ou avec paramètres.
4. La recette avant la bascule
On vérifie sur l'adresse de test, et on ne bascule pas tant que la liste n'est pas close :
- Toutes les destinations du plan répondent, aucune adresse de l'inventaire ne tombe en 404.
- Balises titre et descriptions présentes, uniques, reprenant les mots-clés des pages qui performaient.
- Aucune page restée en noindex, robots.txt de production autorisant l'exploration.
- Sitemap régénéré, ne contenant que des adresses valides.
- Formulaires testés depuis un téléphone : les messages partent vers la bonne boîte.
- HTTPS valide partout, redirection de HTTP vers HTTPS fonctionnelle.
- Données structurées, coordonnées, horaires et mentions légales à jour.
- Mesure d'audience installée, enregistrant une visite de test.
5. Les quatre semaines qui suivent
Le jour de la bascule, on soumet le nouveau sitemap dans la Search Console. Les jours suivants, on suit l'indexation et les erreurs d'exploration : une hausse des 404 désigne une redirection oubliée, une chute d'indexation désigne un blocage. On relève enfin les positions des dix à vingt requêtes qui comptaient avant. Un flottement pendant la réindexation est normal ; des pages qui sortent de l'index ou un trafic qui ne remonte pas au bout d'un mois ne le sont pas.
Refonte complète ou remise en état ?
Trois des six signaux se corrigent souvent sans reconstruire : images trop lourdes, hébergement saturé, contenu périmé. Deux ne se corrigent pas : un socle trop ancien pour être mis à jour sans tout casser, et une structure de pages qui interdit tout référencement. Le sixième dépend de sa cause.
Côté budget, comptez, sur le marché montpelliérain, entre 1 500 et 5 000 € pour un site vitrine de TPE, avec de gros écarts selon le nombre de pages réellement uniques, la personnalisation graphique et le travail SEO initial. Wesud ne publie pas de grille tarifaire : nous partons de votre site existant, de son inventaire d'adresses et de vos objectifs, et le devis arrive sous 48 h ouvrées après le cadrage. Le périmètre complet est détaillé sur la page création de site internet à Montpellier.
Questions fréquentes
Combien de temps dure une refonte ?
Vais-je perdre mes positions Google ?
Faut-il changer de nom de domaine ?
Peut-on garder les anciens articles de blog ?
Mon site reste-t-il en ligne pendant les travaux ?
À qui appartient le nouveau site ?
Vous hésitez entre refaire votre site et le remettre en état ? Envoyez-nous son adresse : nous l'auditons, inventaire des adresses compris, et vous recevez un devis sous 48 h ouvrées.
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