Trois prestataires consultés pour le même site, trois devis qui vont du simple au décuple, et aucune ligne commune qui permette de les comparer. Rien d'anormal : les trois n'ont pas chiffré le même périmètre. Ni le même nombre de gabarits, ni la même prise en charge des textes et des photos, ni les mêmes droits sur le résultat final.
Voici ce qui fait bouger le montant, puis ce qu'il faut lire au contrat avant de signer. Les postes de coût d'un projet mené chez nous sont détaillés sur la page création de site internet à Montpellier ; ici, on regarde le marché et la mécanique des devis.
Le vrai compteur n'est pas la page, c'est le gabarit
Un devis « site 10 pages » ne veut rien dire tant qu'on ignore combien de mises en page différentes ces dix pages demandent. Dix pages construites sur trois modèles — un accueil, une page service, une page contenu — représentent trois maquettes à dessiner et trois intégrations à réaliser ; les sept autres sont du remplissage éditorial. Six pages toutes différentes représentent six maquettes, donc plus de travail que les dix précédentes.
Demandez donc le nombre de gabarits, pas le nombre de pages : c'est la seule unité qui rende deux propositions comparables.
Les cinq variables qui bougent réellement le montant
- Le nombre de gabarits. Un site vitrine de TPE tient le plus souvent sur trois à cinq modèles. Chaque gabarit supplémentaire ajoute une maquette, une intégration, une vérification mobile et des tests.
- Le design : adapté ou sur mesure. Adapter un système graphique existant à votre identité coûte une fraction d'une création complète. Le sur-mesure se justifie quand votre image est un argument commercial direct : architecte, traiteur, marque. Beaucoup d'entreprises paient du sur-mesure graphique alors que leur vrai enjeu est le contenu.
- Les contenus. Poste le plus sous-estimé, et premier responsable des plannings qui glissent. Écrire cinq pages orientées recherche, choisir et préparer les photos, produire les mentions légales : plusieurs jours de travail. Soit vous les fournissez, soit vous les achetez. Un devis qui ne dit pas qui écrit est un devis incomplet.
- Les fonctionnalités. Prise de rendez-vous, espace client, paiement, multilingue, connexion à votre logiciel de gestion : chaque brique ajoute un développement, des tests, et une pièce mobile à maintenir pendant des années. Le coût ne s'arrête pas à la livraison.
- La reprise de l'existant. Contrairement à l'intuition, refondre coûte souvent plus cher que partir d'une page blanche : inventaire des adresses actuelles, arbitrage sur celles qu'on conserve, plan de redirections, reprise des contenus qui marchent. Ce travail ne se voit pas sur la maquette, et c'est pourtant lui qui évite de perdre les positions acquises.
Ce qu'on observe sur le marché montpelliérain
Sur le marché montpelliérain, un site vitrine de TPE se situe couramment entre 1 500 et 5 000 €, tous prestataires confondus. C'est une fourchette de marché, pas un tarif Wesud : nous ne publions pas de grille, parce qu'un prix affiché sans périmètre écrit ne vous apprend rien.
En dessous, quelque chose a été retiré, et ce n'est presque jamais le design : ce sont les contenus, le référencement initial ou la propriété du résultat. Au-dessus, on entre dans le sur-mesure graphique, l'e-commerce ou l'interconnexion avec un outil métier, qui se justifient à condition d'avoir été demandés.
S'ajoute un coût récurrent que beaucoup de devis passent sous silence : domaine, hébergement, certificat, sauvegardes, mises à jour. Il reste modeste au mois, mais il n'est jamais nul, et c'est lui qui décide si votre site sera encore debout dans trois ans. Le détail figure sur notre page hébergement et maintenance de site web.
Les deux pièges symétriques
Les offres du marché à 500 €
Ce qui y est livré est réel : un thème du commerce, vos couleurs, votre logo, cinq pages en ligne. Ce qui manque ne se voit pas le jour de la livraison. Les textes sont des paragraphes de remplissage à peine retouchés, aucune page ne vise une requête précise, il n'y a ni plan du site, ni données structurées, ni mesure d'audience. Le site existe et ne ramène rien.
Le coût réel n'apparaît que plus tard : mises à jour jamais appliquées, formulaire qui ne transmet plus, et refaire proprement revient à tout repayer. Une offre d'entrée de gamme n'est pas un problème en soi ; une offre d'entrée de gamme vendue comme un outil d'acquisition en est un.
L'abonnement « site à vie »
Le modèle inverse : aucun investissement de départ, une mensualité, tout est inclus, le site est « à vie ». Sauf qu'il n'est pas le vôtre. Le code appartient à la plateforme, les contenus sont enfermés dans un éditeur propriétaire, le domaine parfois déposé au nom du prestataire. Le jour où vous cessez de payer, il ne reste rien : ni le site, ni les pages positionnées, ni l'antériorité du domaine.
Ce modèle est honnête tant qu'il est présenté pour ce qu'il est, une location. Il devient un piège quand le mot « propriétaire » apparaît dans l'argumentaire commercial et nulle part dans le contrat. Avant de conclure que c'est moins cher, multipliez la mensualité par soixante.
Acheter ou louer : la question à trancher avant le prix
Les deux modèles se défendent. La location a un intérêt réel quand vous voulez une présence en ligne rapidement, sans avance de trésorerie, et que le site n'est pas votre canal d'acquisition principal. L'achat se justifie dès que le site travaille pour vous : c'est un actif, qui prend de la valeur avec son ancienneté et ses positions. La différence se lit sur quatre lignes, vérifiables avant signature :
- •Le code. À l'achat, les fichiers vous sont remis et vous pouvez les confier à n'importe quel prestataire. En location, vous n'y avez généralement pas accès.
- •Le nom de domaine. À l'achat, il est déposé au nom de votre entreprise et vous en êtes titulaire. En location, vérifiez-le : c'est le point sur lequel une TPE se retrouve le plus souvent bloquée.
- •Les contenus. Textes, photos, fiches produits : soit exportables dans un format réutilisable, soit prisonniers d'un éditeur maison.
- •La sortie. À l'achat, partir ne coûte qu'un transfert. En location, partir signifie recommencer de zéro, référencement compris.
Ce qu'il faut vérifier au contrat
- La cession des droits. Le devis doit indiquer que les droits d'exploitation du site vous sont cédés, et à quelle échéance, en général au paiement du solde. Sans mention écrite, le code reste la propriété de son auteur.
- Le titulaire du nom de domaine. Demandez une copie de la fiche d'enregistrement. Votre entreprise doit y figurer comme titulaire, le prestataire uniquement comme contact technique.
- Les contenus et les images. Qui rédige, qui fournit les photos, sous quelle licence. Une image de banque d'images achetée par le prestataire pour un autre client ne vous est pas transférable.
- La réversibilité. Faites-la écrire : remise des fichiers, export de la base de données, accès à l'hébergement et au domaine, documentation, sans frais de sortie.
- Le périmètre et les avenants. Ce qui est inclus, ce qui ne l'est pas, et comment est chiffrée une demande hors périmètre. C'est la ligne qui évite les désaccords au troisième mois de projet.
- La durée d'engagement. Un contrat de maintenance annuel reconductible est normal. Un engagement de trois ans non résiliable sur un site que vous ne possédez pas ne l'est pas.
Trois questions qui départagent deux devis
- Qui écrit les textes, et sur combien de pages ? Si la réponse reste floue, le devis le moins cher deviendra le plus cher.
- Que se passe-t-il le lendemain de la mise en ligne ? Mises à jour, sauvegardes, renouvellement du certificat, corrections : dans le forfait, en option, ou nulle part.
- Que deviennent les adresses de mon site actuel ? Sans plan de redirections, le trafic existant disparaît, et le reconstruire coûte plus cher que l'avoir conservé.
De notre côté, le chiffrage arrive après un cadrage : périmètre, gabarits, contenus, fonctionnalités, reprise éventuelle. Le devis est remis sous 48 h ouvrées, le tarif est fixé avant le lancement, et toute demande hors périmètre est chiffrée à part. Si vous en êtes au choix du prestataire, notre article sur comment choisir son prestataire informatique complète celui-ci.
Questions fréquentes
Combien coûte un site vitrine à Montpellier ?
Pourquoi deux devis peuvent-ils varier du simple au triple ?
Une refonte coûte-t-elle moins cher qu'une création ?
Faut-il forcément payer un abonnement après la livraison ?
Comment vérifier que je suis bien propriétaire de mon site ?
Vous avez un devis de création de site sur le bureau et vous voulez un second regard, ou un chiffrage de votre projet ? Décrivez-nous le périmètre, nous répondons sous 48 h ouvrées.
Demander un devisCréation de sites vitrine et e-commerce à Montpellier avec Wesud : design sur-mesure, SEO local Hérault et hébergement inclus. Devis gratuit.